Silence des bois
L'histoire de cette oeuvre
Cette aquarelle est née d’une envie de me poser, de respirer. J’avais en tête ces matins d’automne où la forêt est encore endormie, où tout est doux et immobile. Le crâne de cerf s’est imposé à moi comme un symbole — pas triste, non, plutôt apaisé. Quelque chose qui appartient à la nature, qui lui est retourné, couronné de feuilles rousses, de baies sauvages et de champignons comme des petits gardiens silencieux.
J’ai travaillé dans des tons très chauds et terreux — ces bruns profonds pour les bois du cerf, ces rouges de feuilles mortes qui brûlent encore d’une dernière flamme avant l’hiver, et ce beige crème presque lumineux pour le crâne lui-même, qui semble presque flotter sur le fond ivoire du papier. Tout était une question d’équilibre entre ce qui est fini et ce qui continue de vivre. La nature reprend toujours ses droits, et il y a quelque chose de profondément réconfortant là-dedans.
Le titre « Silence des bois » s’est imposé tout naturellement, parce que c’est exactement ce que je voulais que tu ressentes en regardant cette pièce — ce silence-là, qui n’est pas vide, mais plein. Plein de bruissements invisibles, de temps qui passe doucement, de beauté tranquille. J’espère qu’elle t’apporte ce même souffle calme, où que tu l’accroches.
Cette oeuvre vous appelle ?


